La tomate

Panier de tomates

Une multitude de variétés

La tomate appartient à la famille des Solanacées. Elle a la propriété d’être une plante vigoureuse qui s’adapte quasiment partout, quels que soient le climat et la nature des sols. Des centaines de variétés* ont été sélectionnées au fil des siècles offrant, aujourd’hui une multitude de formes (cerise, poire, côtelée, ronde, en forme de cœur…) et de couleurs (rouge, orange, jaune…). Le poids des tomates varie de quelques dizaines de grammes pour les plus petites à plus d’un kilo pour les plus grosses.
* Il existe plus de 250 variétés inscrites au Catalogue Français des espèces et variétés.

Bourdon

La tomate… fruit ou légume ?

La tomate est un légume-fruit ! La tomate est un fruit sur le plan botanique car elle se forme après fécondation de la partie femelle de la plante. Chez Savéol, ce sont les bourdons qui se chargent de la pollinisation. Le légume est quant à lui une plante potagère dont nous consommons, selon les espèces, les graines, les feuilles, les fruits, les racines ou les tiges. Ce qui est le cas de la tomate dont nous consommons les fruits !

Des origines sud-américaines

La tomate est née au Pérou il y a deux ou trois mille ans. Apportées par les migrants, les graines sont peu à peu exploitées par les Aztèques du Mexique qui développent sa culture. Le nom tomate est dérivé du mot aztèque « tomatl ». Pendant 15 siècles, la tomate fut l’une des bases de l’alimentation des Amérindiens, au même titre que le haricot, le piment ou le maïs. Lorsque les Conquistadores abordèrent les côtes mexicaines au XVIème siècle, ils découvrirent cette petite plante aux fruits ronds, de la taille de nos tomates cerises actuelles, de couleur rouge ou jaune.

Gravure de 1774

La tomate a eu du mal à s’imposer sur nos tables

Si la tomate a été rapidement adoptée comme condiment par les Italiens et les Espagnols, les Français l’ont boudée pendant deux siècles en la reléguant au rang de plante ornementale. Son appartenance à la famille des solanacées (la vénéneuse belladone et l’étrange mandragore) suscitait la méfiance. Les savants de l’époque la considéraient dangereuse et impropre à la consommation. Saviez-vous que jusqu’à la fin du XIXème siècle, les médecins anglais conseillaient à leurs patients de faire bouillir la tomate trois heures au minimum pour se prémunir contre de prétendus effets toxiques ?

Album Vilmorin Andrieux (1900)

Ce n’est qu’au XVIIIème siècle que la tomate entre dans la cuisine française. La première inscription d’une variété de tomate à un catalogue de plantes potagères date de 1780. Elle est botaniquement reconnue “esculentum”, c’est-à-dire comestible. Au XXème siècle, la tomate a conquis le monde entier. De l’Asie à l’Europe, de l’Afrique à l’Amérique, elle est aujourd’hui le fruit le plus consommé de la planète et satisfait tous les gourmands et gourmets.

Plat de tomates

Le marché de la tomate

Les Français consomment 850 000 tonnes de tomates par an. Les professionnels, regroupés autour de la charte Tomates de France, cultivent annuellement 350 000 tonnes de tomates. A ce chiffre, s’ajoutent les 150 000T produites dans les jardins privés et les 350 000T importées.

93% des ménages français ont acheté au moins une fois des tomates dans l’année. La France est le quatrième pays consommateur de tomates en Europe. Un Français consomme en moyenne 14 kg de tomates par an. Un grec en consomme 56kg/an, un Espagnol 41kg/an et un Italien 34kg/an.


La fraise de Plougastel

La fraise appartient à la famille des Rosacées. Un climat maritime d'une douceur étonnante et des terrains exposés au sud, à l'abri des vents dominants ont fait de la presqu'île de Plougastel un site exceptionnel pour la culture de la fraise.

Origines de la fraise

Plougastel et la fraise : un duo indissociable

En 1714, la fraise des bois, Fragaria Vesca, est la première espèce cultivée dans la Presqu'île de Plougastel Daoulas. Le passage à Brest d'Amédée-François Frézier, ingénieur du génie maritime, change tout. Il rapporte, d'un voyage en Amérique, un nouveau fruit, la fraise blanche du Chili, Fragaria Chiliensis. Vingt-six ans plus tard, nommé à Brest pour y diriger les travaux de fortification, il plante quelques pieds au jardin botanique qui jouxte l'hôpital. Et le miracle a lieu !

©Musée Plougastel Fraise du Chili Plougastel

Les terrains fertiles et abrités de la Presqu’ile de Plougastel sont un lieu idéal pour la culture des fraises. Des archives de 1766 attestent de la vente de fraises de Plougastel sur le marché de Brest. Vers 1860, la fraise de la Mayenne remplace peu à peu la Blanche du Chili, féconde mais moins précoce. En 1937, le quart de la surface de la presqu'île est couvert de cultures de fraises. En 1865, l'ouverture de la ligne de chemin de fer Paris-Brest offre de nouveaux débouchés sur les marchés parisiens et, à la fin du XIXe siècle, le marché britannique se développe. Certains cultivateurs se regroupent alors pour créer des sociétés d'expédition ; ils auront même leurs propres navires. Au début du XXème siècle, la fraise de Plougastel représente le quart de la production française.

©Musée Plougastel

En 1952, naissent les premières coopératives. Elles s’organisent dans les années 80, la fraise de Plougastel connaît une crise importante : les rendements baissent, le vieillissement et la régression du nombre de producteurs posent le problème de la relève, les outils sont vieillissants. Ce n’est qu’en 1996 que la fraise de Plougastel est relancée. Les nouvelles méthodes culturales (les jardins suspendus) et les progrès techniques attirent de nouveau les jeunes maraîchers. Aujourd’hui, environ 1500 tonnes de fraises sont commercialisées sous l’appellation « fraises de Plougastel ». La relance de la production est maintenant bien entamée…


Le concombre

Le concombre fait partie de la famille des Cucurbitacées. On le dit originaire du nord de l’Inde. Il a progressivement gagné l’Egypte et l’Europe actuelle. Dans L’antiquité les Grecs et les Romains le cultivent et le consomment volontiers. Au 9ème siècle, le concombre apparaît en France et est cultivé pour la première fois sur le domaine de Charlemagne. A l'origine beaucoup plus amer que celui que nous mangeons aujourd'hui, le concombre voit sa culture se développer sous Louis XIV, qui paraît-il en raffolait. À partir du XIXème siècle, le concombre se démocratise : il entre dans les manuels de cuisine bourgeoise et fait le tour de l’Europe. Depuis il fait partie des légumes incontournables.

Le marché du concombre

Les professionnels, regroupés autour de la charte Concombres de France, cultivent annuellement 60000 tonnes de concombres, soit 120 millions de pièces. A ce chiffre, s’ajoutent les 40000T produites dans les jardins privés et chez les producteurs indépendants.
64% des ménages français ont acheté au moins une fois des concombres dans l’année. Les foyers acheteurs consomment en moyenne 5kg de concombres par an. La France est le 5ème producteur de concombres en Europe.

Sources : Concombres de France / TNS Worldpanel 2006

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